À partir du XVIIIe siècle et du développement des méthodes historico-critiques dans l'étude des textes du Nouveau Testament, l'existence réelle de Jésus de Nazareth a été remise en question, et des thèses (appelées thèses mythistes) ont été avancées pour prouver le caractère mythique ou mythologique du personnage de Jésus, et expliquer dans ce cadre l'apparition du christianisme.
Selon certaines de ces thèses, Jésus serait un personnage mythique, haussé à une dimension archétypale, et qui aurait la même (in)consistance que les personnages décrits par exemple dans Le Rameau d'or de James George Frazer. Les thèses les plus fréquentes le comparent à Mithra, Dionysos, Sol Invictus ou Esculape.
Selon d'autres thèses, sa personnalité serait le fruit d'une élaboration théologique, ayant pris progressivement une dimension historique à partir du IIe siècle de l'ère chrétienne. Dans ce contexte, Jésus devient un personnage conceptuel, instrumentalisé par les premiers chrétiens.
Ces thèses se développent selon deux axes argumentatifs complémentaires :
- d'une part, aucun document probant et aucune preuve archéologique n'attestent l’existence de Jésus de Nazareth : les textes chrétiens ne sont pas dignes de foi, et les textes non-chrétiens sont d'authenticité douteuse ou peuvent être l’écho du discours chrétien ;
- d'autre part, des indices portent à croire qu’il est un personnage mythique ou fictif.